Une étude de l'Institut National du Cancer publiée en Décembre 2008 montre que le nord de la Charente Maritime connaît plus de morts par cancer que le sud du département.
Si nous faisons le rapprochement avec l'implantation des incinérateurs d'ordures ménagères dans la région... la coïncidence est troublante, non?
Si vous ne souhaitez plus subir ces désagréments, une solution simple, proposée par la préfecture de Charente Maritime, est de déposer une plainte par l’intermédiaire d’un formulaire. Ce formulaire permet à chacun de faire enregistrer sa plainte (bruit, odeurs, pollutions…), et sera transmis par l’association Surgères Alert à la préfecture de Charente Maritime…
La direction départementale des services vétérinaires étudie le dossier.
La préfecture de Charente Maritime accuse réception de la réclamation émise par surgères Alert' et annonce sa transmission à la DDSV qui étudie actuellement le dossier de l'enquête publique.
par ailleurs le rapport de l'enquête publique est en cours de lecture par notre rédacteur Robert De.
Un surgérien de souche très attaché à ses racines, a pris l'initiative d'envoyer un courrier à ses collègues et amis afin de leur leur parler de notre combat pour une vie meilleure à Surgères
Suite à la rencontre de Surgères Alert' avec le sous préfet et en raison du droit des citoyens à être informés et à participer sur les projets qui touchent à leur environnement nous avons adressé en recommandé avec AR au Président et au Directeur du SMICTOM la lettre ci-jointe. Des copies sont adressées : - au sous préfet qui nous a incités à poser nos questions et qui est concerné par le plan départemental de traitement des déchets qui prévoira certainement la fin de l'incinération des déchets ménagers à l'horizon 2014 (Quid de notre incinérateur neuf). - au Ministère de l'Environnement et du Développement Durable chargé des risques industriels. - au Ministère de l'Agriculture en raison des nombreuses activités agricoles et agroalimentaires qui voisinent avec le futur gros incinérateur, notamment le pôle d'excellence agricole "AGRIPOLIS" , l'appellation d'origine pour le beurre de Surgères, les exploitations labellisées BIO du secteur (retombées de l'incinérateur = 20 km). - au ministère de la santé qui a annoncé ce mois de juillet le plan santé 2 qui engage 500 Millions d'euros et décline en 63 mesures les engagements du Grenelle de l'environnement. Son objectif est de réduire l'exposition de la population, en particulier celle des femmes enceintes et des enfants, aux substances responsables de maladies graves. Les particules fines, les émissions de six substances prioritaires, dont le benzène, les PCB ou les dioxines (toutes présentes à la sortie de la cheminée d'un incinérateur entre autres). - à la Présidente du Conseil Régionnal qui finance des activités agricoles du secteur notamment AGRIPOLIS. - au Président du Conseil Général concerné par le plan départemental des déchets. - au Président du pays d'Aunis dont la structure inclue la démocratie participative. - au Service Départemental de I’Information. - aux Mairies des 180 communes du territoire du SMICTOM pour lecture en conseil municipal.
Si dans un délai de 1 mois nous n'avons pas obtenu de réponses ou de réponses satisfaisantes à nos questions, nous saisirons le préfet et toutes les autorités compétentes afin de prendre acte de ce manquement, conformément aux dispositions de la circulaire d’Aarhus du 18 octobre 2007.
Réponse à Monsieur Beugnon sur le danger des nouveaux incinérateurs.
Monsieur Guy Beugnon affirme ici que le danger des nouveaux incinérateurs n'est pas prouvé. Or, nous tenons à préciser que la première étude officielle relative à l'incidence des cancers au voisinage des incinérateurs de l'Institut de Veille Sanitaire date de 2008. Elle déclare le DANGER des installations des années 1980 . Va-t-il falloir encore 30 ans pour prouver que les incinérateurs provoquent toujours des CANCERS ? Le PRINCIPE de PRECAUTION NE PERMET PAS D'ATTENDRE 30 ANS. Il faut que Monsieur Beugnon nous prouve que l'incinérateur est inofensif et qu' il rejette zéro DIOXINE, zéro COV, zéro Particules fines et zéro métaux lourds ? Rappelons que ce ne sont pas tant les quantités importantes qui sont dangereuses mais la durée de l'exposition à ces toxiques. Surgères subit depuis trop longtemps cette pollution.
Sur le tri des déchets et le compostage, beaucoup de progrès sont en cours de réalisation. Des efforts sont fournis par la population en ce sens. Si nous installons aujourd'hui un nouvel incinèrateur sur le nord du département, nous retardons de 30 ans l'espoir d'arriver à un tri très efficace voir à zéro déchet. En effet, un incinérateur coûte 50 Millions d'euros, s'amortit sur 30 ans. Un contrat d'exploitation sera signé avec une entreprise privée pour la même période. Alors, il faudra faire brûler des matériaux potentiellement recyclabes pour faire fonctionner l'incinérateur, l'amortir et honorer le contrat signé avec l'exploitant privé.
Sur le coût des méthodes de traitement des déchets, l'incinération est la plus onéreuse si l'on considère le processus complet de l'émission d'un déchet jusqu'à sa combustion, au stockage et au traitement des mâchefers (cendres). En effet, le combustible de l'incinérateur c'est le papier, le carton et les plastiques qui sont potentiellement des matières premières recyclables. Recyclées, elles rapportent 15€ par tonne. Brûlées, elles coûtent 150 € par tonne (source SMICTOM Val Aunis page 4 du document "Pourquoi faut-il réduire les déchets": DP 10000.pdf (Objet application/pdf) ).
Pour la moitié du côut d'un incinérateur nous pourrions investir dans un projet collectif qui permette de s'approcher de zéro déchet, pour une durée d'amortissement comparable, un coût d'exploitation modéré, de nombreuses créations d'emplois dans le respect de la santé de nos enfants, des ressources et de l'avenir de notre planéte.
Surgères Alert' vous proposera bientôt une conférence sur ces sujets.