Réponse à Monsieur Beugnon sur le danger des nouveaux incinérateurs.
Monsieur Guy Beugnon affirme ici que le danger des nouveaux incinérateurs n'est pas prouvé. Or, nous tenons à préciser que la première étude officielle relative à l'incidence des cancers au voisinage des incinérateurs de l'Institut de Veille Sanitaire date de 2008. Elle déclare le DANGER des installations des années 1980 . Va-t-il falloir encore 30 ans pour prouver que les incinérateurs provoquent toujours des CANCERS ? Le PRINCIPE de PRECAUTION NE PERMET PAS D'ATTENDRE 30 ANS. Il faut que Monsieur Beugnon nous prouve que l'incinérateur est inofensif et qu' il rejette zéro DIOXINE, zéro COV, zéro Particules fines et zéro métaux lourds ? Rappelons que ce ne sont pas tant les quantités importantes qui sont dangereuses mais la durée de l'exposition à ces toxiques. Surgères subit depuis trop longtemps cette pollution.
Sur le tri des déchets et le compostage, beaucoup de progrès sont en cours de réalisation. Des efforts sont fournis par la population en ce sens. Si nous installons aujourd'hui un nouvel incinèrateur sur le nord du département, nous retardons de 30 ans l'espoir d'arriver à un tri très efficace voir à zéro déchet. En effet, un incinérateur coûte 50 Millions d'euros, s'amortit sur 30 ans. Un contrat d'exploitation sera signé avec une entreprise privée pour la même période. Alors, il faudra faire brûler des matériaux potentiellement recyclabes pour faire fonctionner l'incinérateur, l'amortir et honorer le contrat signé avec l'exploitant privé.
Sur le coût des méthodes de traitement des déchets, l'incinération est la plus onéreuse si l'on considère le processus complet de l'émission d'un déchet jusqu'à sa combustion, au stockage et au traitement des mâchefers (cendres). En effet, le combustible de l'incinérateur c'est le papier, le carton et les plastiques qui sont potentiellement des matières premières recyclables. Recyclées, elles rapportent 15€ par tonne. Brûlées, elles coûtent 150 € par tonne (source SMICTOM Val Aunis page 4 du document "Pourquoi faut-il réduire les déchets": DP 10000.pdf (Objet application/pdf) ).
Pour la moitié du côut d'un incinérateur nous pourrions investir dans un projet collectif qui permette de s'approcher de zéro déchet, pour une durée d'amortissement comparable, un coût d'exploitation modéré, de nombreuses créations d'emplois dans le respect de la santé de nos enfants, des ressources et de l'avenir de notre planéte.
Surgères Alert' vous proposera bientôt une conférence sur ces sujets.
Voici l'exemple d'un investissement inconsidéré pour l'incinération. Alors même que les élus savaient que l'incinérateur n'était pas la solution, des industriels ont réussi à la leur imposer. Voici le résultat en vidéo :
Un sujet sera diffusé vendredi 24 juillet sur l'incinération à Surgères
Un reportage réalisé par Marie-Ange Cristofari sera diffusé dans le magazine de Valérie Verduron à 18h45 .Une version plus longue sera visible entre 19h00 et 19h20 dans le journal régionnal.
Pascal B. nous propose le reportage sur l'interview ici :
Le deuxième plan national santé et environnement, rendu public mardi 21 juillet, décline en 63 mesures les engagements du Grenelle de l'environnement. Il sera doté d'un budget de 490 millions d'euros pour la période 2009-2013. Son objectif est de réduire l'exposition de la population, en particulier celle des femmes enceintes et des enfants, aux substances responsables de maladies graves. Les particules fines émises par les voitures et les industries sont particulièrement visées, avec une valeur cible de 15 microgrammes/m3 en 2015. Les émissions de six substances prioritaires, dont le benzène, les PCB ou les dioxines, devront avoir diminué de 30 % d'ici à 2013"
Samedi 25 Juillet sur la place Georges Brassens de Surgères
Aidez-nous à rassembler.
Vous pouvez télécharger notre tract pour l'imprimer et le diffuser autour de vous. La seule contrainte est de l'imprimer sur du papier de couleur car le blanc est réservé aux documents offciels.
Lettre au préfet déposée le 3 juillet auprés du sous-préfet de Rochefort
Surgères, le 2 juillet 2009
Collectif Indépendant de Défense de la Santé et de l’Environnement 44, rue Gambetta 17700 SURGERES A Monsieur Le Préfet de Charente Maritime surgeres.alert@gmail.com Site : surgeres-alert.fr
Objet : Nouvel incinérateur d’ordures ménagères à SURGERES 17.
Monsieur Le Préfet,
A la lecture des journaux, dont nous pouvons vous produire les coupures, il apparaît qu’un nouvel incinérateur d’une capacité de 45 000 Tonnes sera en fonctionnement en 2014 à SURGERES, ville de 6 500 habitants. Nous pouvons en faire la description en suivant les informations que seuls les médias ont livrées, à la suite des propos du Président du SMICTOM Val d’Aunis et Val de Saintonge et de son directeur, lors des conseils communautaires des différentes Communautés de Communes où intervient ce syndicat.
Il s’agit d’un incinérateur, 3 fois plus puissant que l’unité actuelle, regroupant les UIOM de Paillé – 30 000 tonnes et de SURGERES (actuel) – 16 500 tonnes, sur le même site, c'est-à-dire au vent dominant de la ville. La cheminée de cet incinérateur induit dans un rayon de 500 à 3000 mètres des retombées de composés toxiques sur une crèche (80 enfants de 3 mois à 3 ans), des écoles (maternelles, primaires, un collège, un lycée), les écoles de l’ ENILIA et de l’ENSMIC, soit près de 2 000 enfants et jeunes gens. De plus, sous ce panache de fumées se trouve, la laiterie Charentes lait, l’abattoir SIBCAS, des grandes surfaces, la Gare TGV, une coopérative apicole etc. Sa gestion et son exploitation seront confiées à un prestataire de services privé.
Surgères Alert’, argumente et propose en 43 arguments à lire ci-aprés.