L'adhésion du pays Santon.
Durant l'été 2008 les fondateurs de Surgères Alert' avaient rencontré M. Vitré, Directeur du SMICTOM, suite aux rejets excessifs de Dioxines de l'incinérateur. A cet occasion avait été évoquée la réservation par le SMICTOM de 4 hectares en ZI Ouest de Surgères, mais M. Vitré déclarait alors qu'il n'y avait pas de projet.
Durant l'été 2009 Surgères Alert' dépose officiellement ses statuts pour réagir car « le nouvel incinérateur est une certitude à Surgères » (article Hebdo 4 juin 2008).
Cet été 2010 dans Sud-Ouest du 10 juillet : « Le centre de gravité de la production de déchets évoluerait avec l'adhésion du pays santon, explique Guy Beugnon. Ce qui pourrait avoir pour conséquence le déplacement vers le sud du département de l'outil de traitement. »
Ce projet délicatement nommé, "outil de traitement", n'oserait-il plus se nommer incinérateur? Il a en tout cas beaucoup de mal à se fixer.
Rappelons que la pétition proposée depuis Juillet 2008 regroupe actuellement 2000 signatures contre l'incinération des déchets à surgères et AILLEURS. Où qu'ils soient dans le département Surgères Alert' continue ses démarches contre les incinérateurs de déchets. Nous sommes invités par la commission d'étude du plan départemental d'élimination des déchets à transmettre nos remarques (voir l'article précédent : La composition de la commission du PDEDMA).
Restons vigilant, la ZI ouest est aujourd'hui aménagée, le lot de 4 hectare est là, il est libre et n'oublions pas que pour installer un incinératueur il faut de l'activité à proximité, une ville et/ou de l'industrie. En effet, la directive 2008/98/CE du parlement européen et du conseil du 19 novembre 2008, article 23, signifie que « toute autorisation ayant trait à l'incinération de déchets avec valorisation énergétique est subordonnée à la condition que cette valorisation présente une efficacité énergétique élevée », si le SMICTOM envisage le site de Paillé, comment et à qui pourra-t-il livrer l'énergie produite par l'incinération de 60 000 tonnes de déchets ?
L'analyse de SA'
Ecoutez l'extrait du Journal de Hélène FM : interview SA'
Surgères Alert' vous soumet quelques informations :
Le collectif Surgères Alert' a fait acte de candidature pour participer aux travaux de la commission à la fin de l'année 2009. Sa candidature n'a pas été retenue au regard du code de l'environnement qui exige une existence d'au moins TROIS ans (?).
Cependant, à la lecture de l'arrêté préfectoral, qui désigne les participants à cette commission, il est surprenant, voir inquiétant, de constater que certains de nos élus, nécessairement concernés par le problème des déchets, ne soient pas nommés, sous prétexte qu'on ne leur a pas demandé leur avis. Mais avaient-ils vraiment manifesté leur intention d'y participer ?
A contrario, il faut noter qu' Echillais est représenté par le Maire et le Conseiller général, idem pour Paillé, l'ile d' Oléron par le président de la CDC, en résumé, toutes les communes riveraines d' incinérateurs de déchets où celles concernées par ce problème de déchets, ont désigné un représentant élu, sauf UNE. De même, alors que le problème des déchets de l'Ile de Ré, semble en partie réglé par un "PAS DANS MON ILE" collectif, 3 membres sont représentés.
Alors pourquoi Monsieur le Maire de Surgères, Conseiller Général du canton, n' est-il pas présent dans cette commission ? La population de Surgères ne serait-elle plus concernée ?
Surgères alert', a tout de même reçu l'assurance du chargé de mission pour cette commission, que ses réflexions seront étudiées par la commission. Nous avons la ferme intention d'informer cette commission sur les dangers des incinérateurs de déchets, pour la santé et l'environnement, leur coût excessif et le gâchis en matières premières et énergétiques qu'ils engendrent.
Notre motivation est d'autant plus forte que Monsieur le Président du SMICTOM, porteur du projet de construction d'un gros incinérateur dans la ville de Surgères est présent dans cette commission, au seul titre de représentant d'un établissement de collecte et de traitement de déchets, et qu'aucun élu au service de la population, n'y est présent.
Cordiales Salutations
Le collectif Surgères Alert'
A lire ci -après l'article de Sud_Ouest du 21 juin 2010 10h37 | Par Pierre-marie lemaire
Ordures ménagères : avis de déchets à la préfecture
Le plan départemental d'élimination des déchets est enfin sur les rails. Vaste travail.
Dans le sud du département, l'existence du centre d'enfouissement techn ique de Clérac pose problème. photo archives laurie bosdecher
Le préfet de la Charente-Maritime, Henri Masse, a installé la commission consultative du plan départemental d'élimination des déchets, qu'il préside. La réunion s'est tenue vendredi après-midi, à La Rochelle, à huis clos. La commission comporte 42 membres, dont 22 élus locaux ; les services de l'État, les assemblées consulaires, les professionnels et les associations se partagent les autres sièges.
Sa mission, puisqu'elle l'a acceptée : « Définir, avec son programme de travail, les modalités de son fonctionnement » (sic). Une fois par an, « au moins », le préfet lui présentera « un rapport relatif à la mise en œuvre du plan ».
On sait que la Charente-Maritime est l'un des 10 départements « à risque » pointés par l'Ademe (Agence de défense de l'environnement et de maîtrise de l'énergie). À l'horizon 2012, elle sera dans l'incapacité de traiter les 400 000 tonnes d'ordures ménagères qu'elle produit bon an mal an.
« Bâton merdeux »
On sait aussi qu'un premier plan adopté en 1996 n'a pas été appliqué et que sa révision, lancée en 1998, n'a jamais eu lieu. On sait enfin que l'État et le Conseil général se sont refilés le « bâton merdeux » (l'expression est du Vert Bernard Ferrier, conseiller général maire de Marans) pendant des années, paralysant toute initiative.
Depuis novembre 2009, il y a enfin un pilote dans le camion benne : c'est le préfet. Avec comme copilote le président du Conseil général, Dominique Bussereau, ce qui est la moindre des choses pour un secrétaire d'État aux Transports. Sept conseillers généraux siégeront à ses côtés, tous de la majorité départementale, à l'exception notable de l'élu marandais.
Lequel se veut optimiste, « parce qu'il le faut bien ! » L'installation de la commission marque un premier acte positif, dit Bernard Ferrier : « La démarche est tardive mais c'est une bonne démarche. Depuis six ans que je suis élu, je l'appelais de mes vœux. »
Deux fois plus cher
Reste maintenant à se mettre au travail. Il ne manque pas. Alors que la plupart des départements se sont dotés d'une structure unique pour appliquer leur politique de traitement des déchets, la Charente-Maritime joue divisée avec pas moins de 18 organismes intercommunaux qui ramassent, traitent, recyclent, incinèrent, chacun dans son coin.
Ce qui explique aussi pourquoi la facture est plus élevée ici qu'ailleurs : 102,8 € par an pour un Charentais-Maritime contre 66,7 € pour un Poitevin (chiffres 2008, Ademe). Taxe ou redevance, la douloureuse a doublé ces dix dernières années pour atteindre 63,2 millions d'euros en 2008.
Les défis à relever sont multiples et urgents. Au nord, le Smictom du Val d'Aunis (Syndicat mixte intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères) a quelques soucis avec ses deux usines d'incinération de Surgères et Paillé. La première a été épinglée en 2008 pour des rejets de dioxine dans l'atmosphère et la seconde arrive à saturation. Et leur regroupement dans une nouvelle unité capable de traiter 50 000 tonnes par an se heurte à l'opposition farouche de l'association Surgères Alert'.
Au sud, c'est le centre d'enfouissement technique de Clérac qui pose problème. Son existence a été jugée illégale à plusieurs reprises par les juridictions administratives, mais il continue de fonctionner, d'arrêté préfectoral dérogatoire en arrêté préfectoral dérogatoire. Une seconde décharge est indispensable dans le nord du département. Des études ont été menées pour trouver le site idéal (Saint-Georges-du-Bois, Genouillé…) qui, toutes, ont été abandonnées face au refus des populations concernées. Des sujets qui fâchent, il n'en a pas été question, vendredi, à la préfecture. « La réunion a été courte, témoigne un participant. Il s'agissait d'un premier contact avant de passer aux choses sérieuses, à la rentrée. Un groupe de pilotage va choisir le cabinet d'experts qui fera des propositions sur lesquelles nous serons consultés. Il n'y a pas de calendrier très précis mais nous avons un an pour réussir. »
Plus d'info
Sur le plan économique, voila une bonne raison pour ne pas construire le GROS incinérateur
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Pascal B. du site surgeres.org nous a proposé ce tract que vous pouvez également utiliser.
Nous remettons ce post en page d'accueil suite aux demandes.
Sachez que nous l'avons également mis dans la rubrique "Agir" (Affirmez)
Télécharger le tract : non-a-l-incinerateur.jpg
Plus d'info
article L'HEBDO du 29 avril 2010 page 11
cliquer sur article pour lecture
A vos cassettes
Un documentaire de 90 minutes, sera diffusé le 20 Avril sur France 3 (hélas qu’à 23h30). SURGERES ALERT' vous invite à partager cette information avec tous vos amis à l’échelle de SURGERES, du canton, du département et de la région et pourquoi pas sur l'ensemble du territoire, et à enregistrer ce précieux document :
Documentaire sur le futur du recyclage
Matières plastiques, résidus électroniques, médicaments absorbés puis rejetés dans les eaux usées, molécules indestructibles issues des nano-technologies… Les déchets posent un problème de plus en plus grave à notre société de consommation. Ils ne sont pas seulement encombrants ou nauséabonds. Enterrés, ils se dissolvent dans nos nappes phréatiques, et nous finissons par les boire. Incinérés, ils risquent de se répandre dans l’atmosphère, et nous finirons par les respirer. Dans tous les cas, à long terme, leur accumulation nous empoisonne.
Mais la planète n’est pas condamnée à se transformer en poubelle géante. Aux quatre coins du Globe, la course est engagée pour créer un monde plus propre, où les déchets peuvent devenir des ressources, et remplacer avantageusement des matières premières de plus en plus rares. Les décharges d’aujourd’hui sont peut-être les mines de demain.
Le documentaire de Martin Meissonnier et Pascal Signolet dépasse donc le constat alarmiste, et dresse un inventaire optimiste des solutions d’avenir… Certaines sont très simples : le compostage des déchets alimentaires au pied des immeubles, ou la chasse au suremballage dans les supermarchés. D’autres sont plus surprenantes, comme cette usine d’Anvers où les cartes d’ordinateurs sont transformées en lingots d’or. D’autres encore paraissent vraiment douteuses, comme la transformation des ordures en îles artificielles, dans la baie de Tokyo.
Sur un ton à la fois pédagogique et ludique, le film nous fait voyager de Barcelone à l’Alsace, des rives du lac Léman à Glasgow en passant par Anvers, et jusque dans les laboratoires de l’agence spatiale européenne. En 1h30, on y part à la rencontre de scientifiques, d’élus, d’entrepreneurs ou de simples citoyens qui se mobilisent, chacun à leur niveau, avec passion, courage, et souvent beaucoup d’humour. On y apprend que les avions peuvent se réincarner en trottinettes, qu’on peut bâtir des maisons à partir de pneus recyclés et détecter les dégazages sauvages grâce à des carpes à tête chercheuse… Preuve qu’il existe au moins une ressource vraiment inépuisable, et 100% recyclable : le génie humain.
« Ma poubelle est un trésor » sera diffusé lors de la journée de la Terre, le Mardi 20 Avril à 23h30 sur France 3.
Assemblée Générale
Le Conseil d'administration de l'association SURGERES ALERT', vous invite à participer aux travaux de sa première Assemblée Générale Ordinaire annuelle, qui se tiendra le:
Jeudi 22 avril 2010 à 20h30
Salle du lavoir - 17700 SURGERES
Comptant sur votre présence, nous vous remercions par avance.
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